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vendredi, juin 08, 2018
Horlogerie: à l'heure des collectionneurs
DOSSIER - Le Figaro Magazine a choisi de s'intéresser à ces personnalités aussi singulières que discrètes qui accumulent les garde-temps comme d'autres les œuvres d'art contemporain.
Plus performantes qu'un Livret A ou qu'une assurance-vie, les montres anciennes peuvent rapporter gros. C'est ainsi qu'un financier parisien est devenu un excellent collectionneur.
Son grand-père fabriquait des compresseurs d'air. Et collectionnait les montres. Sur le même modèle, son petit-fils collecte aujourd'hui pléthore d'objets dont des garde-temps, exclusivement fabriqués entre 1920 et 1940.
Jolie jeune femme d'à peine 30 ans, cette antiquaire des puces de Saint-Ouen a attrapé le virus de l'horlogerie récemment.
Particulièrement dynamique, le marché des montres de collection voit certaines pièces s'envoler. Pourtant, les prix stratosphériques constituent l'arbre derrière lequel se cache une forêt de modèles abordables prompts à séduire les amateurs de belles mécaniques.
En attendant les grandes ventes horlogères de Genève et nul n'étant à l'abri d'un nouveau record, voici sept modèles qui n'ont pas manqué de marquer leur temps. Président de la maison de vente Antiquorum, expert à la cour d'appel de Paris et à Drouot, spécialiste des montres anciennes, Romain Réa a imaginé des suggestions de collections selon les moyens de chacun.
De Brokeback Mountain (2005) d'Ang Lee à Nocturnal Animals (2016) de Tom Ford, en passant par le dernier film d'Audiard, un western, qui sera sans doute sélectionné au Festival de Cannes, jusqu'à la comédie musicale de Broadway, Sunday in the Park With George, Jake Gyllenhaal est connu pour la diversité de ses rôles. Entretien sans faux-semblant. ond, avec vos meilleurs amis au volant d'une voiture atypique.
Jake GYLLENHAAL. - Parce que la marque m'a fait une proposition intelligente en me présentant un projet créatif et original. Elle ne s'est pas contentée d'arriver et de mettre un chèque sur la table. Et puis, comment aurais-je pu refuser d'être l'ambassadeur «courageux et sans peur» de la Santos? Quand on m'a raconté l'histoire de cette montre qui est à la fois esthétique, fonctionnelle et élégante, cela a fait sens avec mon travail.
Avez-vous le temps que je vous réponde? Parce que cela pourrait bien prendre deux ou trois jours… Disons que mon rapport au temps me paraît tumultueux, confus, trouble, mais il a toujours été d'un grand enseignement pour moi. Je ne suis pas le genre de personne qui court après les heures ou qui se plaint d'en manquer désespérément. J'ai un profond respect pour le temps qui me permet d'en passer sur terre et surtout qui, au fur et à mesure que je vieillis, me rend plus sage dans ma tête et dans mon corps. Grâce à lui, je suis de plus en plus fier de mes relations avec autrui. Toute votre famille travaille dans le cinéma. Est-ce la raison pour laquelle vous avez décidé d'être acteur?
D'une certaine manière, j'ai été déterminé par mon milieu, mais peut-être ai-je, de façon innée, toujours voulu être acteur. Ou encore, suis-je né dans cette famille de producteur et de scénariste pour le devenir? Je me pose tous le temps cette question: pourquoi suis-je un acteur? Donc je ne suis pas sûr d'avoir la réponse. Mais je suppose qu'on a tous une relation compliquée avec son travail…
J'aurais aimé être un danseur. Car j'ai vraiment peur de danser. Je danse, mais d'une façon particulière, l'expression de mon corps est poussée jusqu'à un certain point. Donc je me force à pratiquer les choses que je redoute. C'est, en un sens, thérapeutique. Il n'empêche, cela me rend vulnérable, de danser, peut-être encore plus parce que je suis un homme.
«Dans le Vieux Continent, il existe un profond respect pour les comédiens et les réalisateurs. À Hollywood, tout est monétisé et monnayable, nous sommes considérés comme des produits»
Dans le monde d'aujourd'hui où nul ne se soucie plus de quoi que ce soit ni d'autrui, c'est difficile de vous répondre. Je dirais que, culturellement, il y a une grande différence entre les États-Unis et l'Europe. Dans le Vieux Continent, il existe un profond respect pour les comédiens et les réalisateurs. À Hollywood, tout est monétisé et monnayable, nous sommes considérés comme des produits. Nous n'avons pas le droit de penser, nous devons exécuter ce que l'on nous demande. Ici, en société, je suis obligé de dire: «Je suis acteur, désolé!» En France, il y a une véritable connaissance de ce métier, on comprend le pouvoir du jeu, combien un rôle peut vous mettre en danger, dans le bon sens du terme, et quelle force, quelle liberté il peut vous procurer.
Je ne sais pas si c'est une temporalité qui est autre, mais elle correspond à celle de mon travail, lequel se trouve dans un espace-temps particulier: un plateau, avec la présence d'une caméra, d'un réalisateur et d'autres acteurs. Je ne suis pas comme certains comédiens qui peuvent faire abstraction de ces éléments en jouant tout seul. Je pense être conscient qu'il y a quelqu'un qui me regarde et me filme, car sinon je serais fou… mais je ne crois pas ressentir le besoin d'être «aimé» par la caméra. Ce qui m'intéresse, c'est de me sentir connecté aux autres êtres humains qui partagent la scène et d'éprouver ce sentiment de la façon la plus honnête et sincère possible. Il n'y a rien de plus excitant que cela! Je suis un acteur qui vit pour faire fonctionner son cerveau…
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